Carnet de route

Mardi 22 octobre - Repos à Atar

La température est toujours très haute et, au camping la journée, il n’y a qu’une terrasse à l’ombre mais rien pour se reposer. Et, dans ma tente, il doit faire au moins 50 degrés. En ville, incroyable, tout le monde me connaît déjà. Un groupe m’appelle pour boire le thé avec eux, assis au bord de la route, à l’ombre. On discute une bonne heure. L’un d’eux rêve d’essayer Bamako. Je le lui laisse, il n’en peut plus. Très fier, il passe devant tous ses copains. Il n’en revient pas de n’entendre aucun bruit en roulant, car les leurs grincent beaucoup (normal, ils ne les entretiennent pas). En arrivant, il se prend une super gamelle car il a oublié d’enlever les pieds des cales pieds. Le soir, on se retrouve avec le Breton pour manger soit dans une gargote Sénégalaise, soit dans une Malienne, pour 150 à 200 ouguiyas (moins d’un euro, difficile de trouver moins cher). La boisson est plus chère que le repas. En Mauritanie, l’eau est plus chère que le gasoil. Je décide de partir demain alors, je prépare Bamako. Et, ce soir, c’est la course au change car je n’ai plus un rond. Ici, personne ne veut mes travellers chèques en dollars. Mais, ils adorent l’euro. Et, inutile d’aller à la banque car de partout, on vous propose de les changer au noir et à un taux bien plus intéressant que dans les changes officiels. Je voulais aussi envoyer la carte d’anniversaire d’Alexandra, qui est née le 23 octobre mais pénurie de timbres depuis plusieurs jours. Téléphone en panne sur toute la ville et, le seul club Internet a brûlé (Peut-être un virus africain). Alors, je remplis les cartes et les donne à la gérante du camping qui les enverra dès qu’il y aura des timbres (elle aura peut-être un an de plus quand elle la recevra !