Ca y est, « BAMAKO » est dans son carton où je l’ai mis avec ses fidèles sacoches. Cela fait un poids pas possible et un encombrement MAXI. En plus j’ai mon sac à dos, une sacoche que je porte à la main et un gros Jumbé. Je me demande comment je vais faire à l’aéroport et s’ils ne vont pas tiquer sur le poids. Je pars en taxi jusqu’à l’aéroport à 15 Kms d’ici pour 23 H 30. Hier soir, je trouve un couple de marseillais qui m’expliquent qu’il y a des grèves en France, qu’ils devaient prendre l’avion hier et qu’au dernier moment ils se sont fait refouler. Il a fallu qu’ils se débrouillent vite pour trouver un hôtel. Nous avons peur que cette situation se reproduise aujourd’hui car ça traîne beaucoup, tous les écrans sont éteints, on a dépassé l’heure des enregistrements et ils ont tous le portable à l’oreille et un visage inquiet. Une hôtesse dort carrément derrière son guichet.
OUF, ils nous font signe de rentrer, alors j’essaie, mais c’est le parcours du combattant pour moi car je suis obligé de pousser le carton immense et ensuite d’avancer mes sacs et mon Jumbé au fur et à mesure. Le responsable fait un peu la gueule en voyant le grand paquet et dit à un de ses collègues d’un ton hargneux que ça n’a rien à faire ici. Mais en fret .ensuite, il me demande si j’avais dégonflé les pneus à cause de la pression de l’avion (chose que j’ignorais) . alors je lui réponds « oui » car je me suis pris la tête à tout scotcher et attacher, il ne me croit qu’à moitié et me dit « vous êtes sûr ? il faut que je vérifie. Il fait un trou dans le carton, passe la main et se rend compte, pas content du tout qu’ils sont hyper gonflés. Alors exécution, il faut que je dégonfle. J’arrive à atteindre l’arrière à travers le trou mais l’avant, impossible, donc je fais semblant, on verra bien. S'il y a une explosion dans l’avion.
Après toutes les formalités et l’attente jusqu’à 2 H 30, nous voilà partis pour ALGER et pour une nuit blanche.
Arrivé à ALGER, nouvelles formalités et ensuite nous attendons l’heure pour reconnaître les bagages au pied de l’avion. Nous arrivons en car, je vois plein de bagages et pas « BAMAKO ». Il me l’on perdu. Ca téléphone dans tous les sens (j’espère qu’il n’est pas resté au MALI»). Tous les passagers sont montés et moi j’attends sur le bitume avec une hôtesse. Toujours pas de cartons. Je surveille d’un œil qu’il n’enlève pas le marche pieds et que le zinc ne parte pas sans moi. Voyant qu’il n’y a toujours rien, le chef part à toute vitesse, avec une voiture, aux renseignements. Un peu plus tard, je vois au fond de la piste arriver un camion avec mon « BAMAKO » qui comme les vedettes et comme pour le jour du départ se fait attendre.
Ces quelques dizaines de minutes m’ont paru interminables. Finalement, faire le voyage en vélo m’a causé moins de tracasseries que le retour. Voilà le stress, que j’avais oublié, qui débarque déjà.
Photographie du voyage
Carnet de route