Carnet de route

Mardi 17 septembre - Guardemar → Puerto de Mazzeron (118 Km)

Au bout de quelques kilomètres, ça tire grave sur mes muscles cervicaux, je ne peux plus tourner la tête. J’ai du me faire une petite déchirure en m’étirant à froid.
Côté paysages, rien d’extraordinaire : de temps en temps, je vois la mer. J’essaie de faire un maximum de kilomètres jusqu’à 13h30, environ 70. Aujourd’hui, je n’ai pas de jambes. Hier soir, au camping, les Hollandais m’ont offert le repas du soir alors que j’avais prévu de me faire des pâtes. Alors, dîner convivial mais Hollandais !….et pauvre en calories. Par contre, je regrette les quelques bières que nous avons bues ensemble car ce matin, j’avais un pic-vert dans la tête dans les montées ensoleillées.
Enfin, Carthagena ; pour traverser la ville, un pizzaïolo me montre la route en scooter. Heureusement car c’est assez compliqué. Beaucoup de maraîchage, arrosé par des petites rigoles entre chaque ligne de plantation, et puis d’immenses serres en plastique. Et voilà, maintenant vous savez que les tomates d’Espagne ne sont pas mûries directement au soleil.
J’échappe de justesse à deux gros orages. Ensuite, nous contournons la montagne, avec des paysages typiques : ânes, charrettes et vieilles fermes qu’on diraient inhabitées
Soudain, j’aperçois la route au loin, qui monte en lacets en face dans la montagne. Quelle grimpette ! Je la sens mal et, en plus, il fait très chaud. Tant pis, il faut y aller, on n’a pas le choix. A mi-parcours, nous calons. Je monte 1 kilomètre à pieds pour me reprendre et c’est reparti jusqu’au sommet. Ensuite, quelle descente ! Je laisse tout aller et je respire à pleins poumons pour me ré oxygéner. J’arrive à Mazzeron, en bord de plage, où je trouve un camping.