Première chose au lever : une bonne douche froide, que j’apprécie énormément. A l’auberge, ce matin, j’ai fait la connaissance de Claire et Fred, deux jeunes français (lui de Marseille et elle de Paris). Ils me proposent de venir prendre le petit déjeuner dans une pâtisserie tenue par un Marseillais (dommage) et de venir visiter la ville avec eux en calèche, avec un très bon guide passionné qu’ils connaissent. Ici, c’est drôle, les charrettes ne sont plus tirées par des ânes mais par des chevaux, contrairement au Maroc et à la Mauritanie. Ensuite, nous nous retrouvons à la plage ensemble et l’eau est très bonne. D’après un Sénégalais, la tempête que j’ai eue hier en pleine face est exceptionnelle : c’est un vent qui vient du désert et qui, soit disant, annonce l’hiver. Je n’ai pas eu de chance pendant mon périple car je ne suis tombé que sur des conditions météos exceptionnelles. J’en ai donc bavé exceptionnellement. En fin d’après midi, un jeune couple d’Espagnols arrive de Casamance. Elle, raconte qu’elle entre dans une pharmacie pour demander un tube de protection solaire pour les peaux blanches et ils ont tous éclaté de rire (devinez pourquoi…). Ce soir, nous allons manger avec plusieurs routards dont un Espagnol et ensuite, nous nous rendons au Blues Note, un petit bar musical où jouent tous les soirs des groupes de percussions et de chansons locales. A la fin, nous discutons avec eux et je leur dis que j’aimerai bien fêter mon anniversaire ici en musique. J’apporterai boissons et gâteau mais malheureusement, je suis un peu déçu car je sens tout de suite le côté intéressé de la chose. Car ils me proposent de venir les rejoindre demain là où ils s’entraînent, ils me proposent des cours de djumbé, me font comprendre qu’ils ont des choses à vendre. Alors, je ne sens plus du tout l’affaire, les amis qui m’accompagnent ressentent la même chose que moi. C’est dommage, dans les grandes villes, dès que quelqu’un t’aborde gentiment, il y a toujours un intérêt derrière. Un instant après, un Français m’interpelle : tu ne me reconnais pas ? Je ne suis pas du tout physionomiste alors je lui réponds «non» et là, il me dit : «je suis celui qui t’ai demandé de rouler avec toi hier». Pas très enchanté… Nous ne pouvons pas discuter avec le bruit alors, je lui dis de repasser me voir demain. Même ici, on ne peut pas être tranquille. Je n’ai pas du tout envie de rouler avec ce type qui agit déjà comme si c’était fait. Du coup, je crois que je ne vais pas moisir dans cette ville.
Photographie du voyage
Carnet de route