J’arrive à la gare routière un peu à l’avance. C’est la zizanie : les rabatteurs attendent l’étranger, c’est le harcèlement, ils se battent même entre eux. Après avoir réussi à échapper à la cohue, je vais enregistrer les bagages et Bamako. Je leur recommande de faire très attention à mon compagnon. Ce sont des jeunes très sympas, ils me font vérifier comment ils l’ont attaché dans les coffres. Je trouve ça un peu léger donc je protège les parties sensibles avec des cartons. Nous ne partons qu’à 13 heures ; ça y est, nous sommes partis. C’est vrai que le paysage n’a rien d’extraordinaire. Nous arrivons à Casablanca et il faut attendre 17 heures pour changer de bus et réenregistrer les bagages. Et là, je regrette un peu d’avoir pris le bus. En plus, ici, c’est bien moins sympa : le gars qui prend les bagages trouve tout à redire, est très stressé et ne fait que gueuler. Il ne veut pas que j’accompagne Bamako. Je m’énerve un peu et lui dis « c’est ça l’accueil Marocain ». Alors, il se calme et me dit « bienvenue au pays » en souriant. 17 heures passées : départ pour Essaouira. Le chauffeur roule très vite ; pleins de voyants rouges s’allument sur le tableau de bord, on se croirait dans une boîte de nuit mais, ça ne l’affole pas mieux que ça. Il klaxonne sans arrêt. Je suis très surpris dans ce pays de n’avoir encore jamais vu d’accident. Finalement, c’est peut-être la zizanie qui fonctionne le mieux. Dans le bus, je sympathise avec deux routards Suisses qui, par la suite, se rendent dans le désert vers Zagora. Nous prenons une chambre ensemble dans la vieille ville d’Essaouira où il est minuit passé. Cette après midi, en longeant la seule autoroute du Maroc, j’ai vu des scènes très drôles. Au bord de celle-ci, on fait du stop et on vend même des raisins .
Avant hier, alors que je cherchais ma route, un policier me conseillait de prendre l’autoroute car c’était plus direct. Je lui ai dit « mais, c’est interdit » et il m’a répondu « non non, pas ici » !!
Photographie du voyage
Carnet de route