Lundi 14 octobre - Dakhla -> Direction Nouâdhibou (170 Km)

Carnet de route

Lundi 14 octobre - Dakhla → Direction Nouâdhibou (170 Km)

C'est parti, avec le Nantais, son vélo Décathlon, et seulement deux sacoches à l'arrière. Je me demande comment il peut mettre toutes ses affaires. Et puis ce gars, je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas très bien. On démarre contre un vent assez fort pour 50 kilomètres avant de rejoindre la direction de Nouâdhibou de l'autre côté de la presqu’île. Je lui propose qu'on se relaie pour rouler. Il n'a pas trop compris le truc et, d'un seul coup, alors que je m'arrêtai pour faire des photos, il est parti comme un malade sans se retourner pour voir si je suivais. De plus, beaucoup moins chargé que moi, ça va tout seul dans les côtes. Je prends volontairement mon temps pour voir s'il réagit. Et bien non ! Il continue la tête dans le guidon comme s'il était en course. J'essaie alors de lui faire comprendre que je suis là pour visiter. Nous continuons avec le vent dans le dos, en discutant. Ca ne va pas trop mal mais si je lui dis rien, il ne s'arrête jamais. A 12h30, on a fait 75 kilomètres et on s'arrête pour manger. A peine fini, je le sens déjà pressé pour repartir. Nous roulons ensemble un moment. D'un seul coup, il prend le devant et fonce, me mettant 1 kilomètre dans la vue. La route s'arrête, ils sont en train de la goudronner, il faut alors la contourner par une piste. Et là, je ne le vois plus ! Il commence à me gonfler. J'aperçois plus loin une petite station service. Heureusement que j'avais prévu assez d'eau car elle est fermée ! Lui est là, assis à m'attendre. Alors, énervé, je lui demande s'il faisait une course et lui dis que ça ne m'intéresse pas de rouler avec lui dans ces conditions car nous n'avons pas la même vision des choses. Moi, je suis là pour visiter le pays. Je lui explique aussi que le but d'être à deux est de s'entraider pour rouler ou en cas de pépin. Et, si l'on doit continuer comme ça, je préfère rester seul. Il me répond « non, je continue avec toi ». Alors on repart et il se calme. Le soir je le stoppe quand même sinon on roulait toute la nuit. De chaque côté de la chaussée, c'est un désert de sable. Nous avons poussé nos montures très difficilement jusque derrière une dune pour camper. Un décor super pour monter la tente. Chose incroyable, mon coéquipier m'annonce qu'il n'a presque jamais monté sa tente car, trop pressé, il dormait uniquement sur son matelas (ça ne m'étonne pas).

Lundi 14 octobre - Dakhla → Direction Nouâdhibou (170 Km) — photographie 2
Photographie de cette étape