Bravo à la météo pour ses pronostics (pluie toute la journée) car il fait super beau ce matin. Paysages nuls, que des fabriques de ciment.
J’arrive enfin à Vivier en Ardèche, plus joli. Une seule cigale chante, les autres ont déjà rangé leurs instruments. Une chance, pas de vent mais bizarrement des montées qui descendent et des descentes qui montent ???!!! J’avais déjà vu ça à l’émission « Mystères ».
Avant midi, je me tape 80 kilomètres. Après le repas, pour m’aider à digérer, je me tape une montée d’au moins 10 kilomètres en direction de Nîmes. Alors, ne me dites plus « on descend dans le midi » !
De temps en temps, un camion m’envoie un nuage de fumée dans les narines et Bamako n’a pas l’option récupération de l’air de l’habitacle en circuit fermé !
Merci à l’équipement et à ses ingénieurs, qui réfléchissent toute l’année pour laisser la voie de droite la plus pourrie pour les cyclistes (bosses, bouts de verres, bouches d’égout, obstacles divers à éviter pour ne pas exploser une jante en risquant de se faire écraser) et merci au rétroviseur qui m’est super utile.
Après Nîmes, lignes droites interminables avec des montées très longues et des descentes très courtes. Ce n’est pas juste ! Paysages assez laids, si ce n’est quelques vignes qui me servent de dessert en cas de coup de pompe.
Au bout de 130 kilomètres, je suis épuisé. Un orage, qui me suit depuis Nîmes, me rattrape. Je me ramasse quelques gouttes qui me rafraîchissent et me font du bien.
Je cherche désespérément un camping ou un terrain pour monter la tente….mais rien ! Que des espèces de marécages alimentés par la dernière pluie de la nuit (qui a dû être extrêmement violente ici).
Je passe tous les petits villages sans succès, rien pour dormir. Au bout de 150 kilomètres, je n’en peux plus, je trouve un petit hôtel pas cher où je vais pouvoir me reposer.
Demain, ils annoncent encore de la pluie. Il faut que je calme un peu le jeu si je veux finir mon périple.
Photographie du voyage
Carnet de route