Aujourd’hui, préparatifs pour le départ de demain : un peu de lessive, révision et lavage de Bamako. Et le reste du matin à négocier le change de mes travellers chèques dollars. Personne n’en veut ici. Ils préfèrent le vrai billet qu’ils sentent entre les doigts. Pour eux, un chèque n’est pas de l’argent. De plus, la monnaie Américaine n’a plus la cote depuis quelques temps (allez savoir pourquoi…). Heureusement, ici et c’est bien vrai, rien n’est impossible. Alors, en passant par plusieurs intermédiaires, j’ai réussi à transformer mes travellers en vrais dollars puis, ensuite, en ouguiya et enfin en francs CFA. Je préfère les changer avant la frontière, où je vais certainement être harcelé de tous côtés et risque de me faire rouler dans la confusion. Ce soir, je retourne manger dans la famille Mauritau-sénégalaise pour leur dire au revoir. Et, en traversant la ville, le spectacle me surprend toujours : des taxis en état de décomposition et bondés de monde, de bagages ; des trafics Renault qui servent aussi de transport, sans portières, avec des passagers à l’intérieur, sur les côtés et à l’arrière. Lorsque l’on veut s’arrêter à un endroit, on tape des grands coups de poings sur la carrosserie. Demain matin, je vais essayer de partir avant les grandes chaleurs en direction de Rosso (frontière Sénégalaise). Je souhaiterai faire plus de la moitié du trajet dans la journée pour ne pas arriver de nuit le lendemain car, d’après les guides touristiques, c’est vraiment une ville à éviter.
Photographie du voyage
Carnet de route