Ndioum -> Ouro - Sogui en bus (180km)

Carnet de route

Ndioum → Ouro - Sogui en bus (180km)

Nous voilà parti, Bamako sur le toit, avec une montagne de bagages. Le bus est bondé de monde. Les voyages avec les moyens locaux sont très longs car ils déposent et reprennent du monde régulièrement alors, il faut à chaque fois charger et décharger des bagages. Il n’y a pas d’arrêt fixe comme chez nous, à part les gares routières. Le chauffeur a un coéquipier qui est debout, accroché à l’arrière du car. Lorsque les gens font signe du bord de la route pour monter, c’est lui qui juge s’il y a de la place ou non, suivant leurs bagages et les personnes qui sont descendues, pour avertir le chauffeur. Il tape des coups de poings sur la carrosserie afin qu’il stoppe. Il faut absolument, dès qu’une place est libre, qu’elle soit remplacée. Au départ, ce même gars récupère l’argent lorsque tout le monde est installé. Beaucoup de gens n’ont pas la monnaie. Il prend quand même tous les billets et, pendant le voyage, lorsqu’il a la monnaie, il la fait passer de personne en personne jusqu’à vous et ce, peut-être, une heure après le départ. Et, dans tous les transports c’est comme ça : taxi, pirogue, bus… Dans les commerces, c’est aussi le même système. Il n’y a pas de monnaie alors on vous la rend plus tard ou le lendemain mais il n’y a aucun problème. Nous sommes partis à 15 heures et nous arrivons à 22h30. Avec les arrêts, ça fait du 25km/h. Nous avons traversé des grandes plaines d’herbe sèche rasée par les troupeaux, avec des arbres d’épineux parsemés de partout. Je descends Bamako. Les deux roues sont à plat et moi aussi. Je regonfle provisoirement et rejoins vite l’auberge que j’avais repérée sur mon guide. Heureusement, elle n’est qu’à 50 mètres. Je vais enfin pouvoir prendre une vraie douche et laver mes affaires. Arrivé à l’auberge, je demande au gérant s’il y a de la place, il me dit pas de problème, au quatrième étage et en plus, il y a des douches dans les chambres. Je monte tous les étages avec les sacoches en deux voyages car demain, il va falloir réparer. Je me précipite dans la douche où j’ai vu un gros cafard faire le guet. Il y a aussi un énorme lézard au plafond et, devant la porte, une espèce de coléoptère de la grosseur d’une balle de ping-pong. Et, grosse surprise, il n’y a pas d’eau. Je retourne en bas voir le gérant qui dort déjà et fait l’étonné. Il me dit ensuite que ça dépend du niveau du château d’eau : quelquefois, l’eau n’arrive pas jusqu’en haut. A mon avis, ça fait très longtemps que l’eau n’a pas du arriver aux douches. Je me demande même si elle y est parvenue un jour car les robinets sont complètement coincés. Je lui fais comprendre difficilement que ce n’est pas normal que je paie une chambre avec douche alors que je ne peux pas m’en servir. J’ai autant me coucher dans la nature. Il y a des chambres plus propres et avec de l’eau au deuxième étage mais il ne veut pas m’en donner une car elles sont plus chères. A force d’insister longuement, je réussis quand même à en obtenir une au même prix et je me couche enfin à une heure du matin (ce gars n’est pas sympa du tout).

Ndioum → Ouro - Sogui en bus (180km) — photographie 2
Photographie de cette étape
Ndioum → Ouro - Sogui en bus (180km) — photographie 3
Photographie de cette étape