Ce matin je vais avec DJAMEL, qui connaît bien où se trouve Air Algérie. Je ne croyais pas que cette ville était si importante et si polluée. Elle ne mérite pas ce joli nom que porte si bien mon « BAMAKO » à moi. Ca roule très très vite ici et c’est extrêmement dangereux. Il paraît que beaucoup achètent leur permis de conduire (de 50 000 à 70 000 Frs CFA). On est harcelé sans arrêt, alors on envoi balader. DJAMEL me montre aussi la poste et le club internet.
Il y a un avion demain mais c’est trop tôt car je n’ai rien de lavé et il faut que je fasse le calcul de poids de ce qui me reste si je veux ramener quelques souvenirs. Je dois aussi retirer de l’argent liquide car Air Algérie ne prend pas la carte. J’apprends que j’ai droit à 30 kg de bagage alors qu’en prenant mon billet en France j’aurais eu droit à 40 kg. Encore une ruse pour faire payer une surtaxe pour le supplément. L’après-midi tout est fermé à cause du Ramadan (poste, banques etc.…) alors nous courons les rues avec DJAMEL pour essayer de trouver la seule banque avec un distributeur. D’après nos guides touristiques et malgré le plan, impossible de la dénicher. Nous demandons à plusieurs personnes qui nous indiquent n’importe quoi et nous tournons en rond tout l’après-midi. Du coup le soir, on n’est pas bien tous les deux. On met ça sur le compte de la fatigue, de la pollution et l’énervement, en plus j’ai donné tout mes médicaments. DJAMEL en a marre de cette ville et il part demain pour SEGOU. Il est musicien dans un groupe et est venu en AFRIQUE pour enregistrer dans les villages des musiques locales pour les remixer avec de la musique moderne. Tous les européens que j’ai rencontrés ne se plaisent pas à BAMAKO. Bon ce n’est pas tout, mais il faut absolument que je trouve un distributeur, demain matin car c’est le dernier délai pour payer mon billet pour rentrer mardi soir. En arrivant à la pension déjà un peu énervé, je reçois quelques remarques de la patronne Mama Fanta et ça commence à me gonfler. Un coup à cause de la porte du W.C. qui est mal fermée, un coup pour « BAMAKO » qui gène et dès qu’on part elle nous coupe le ventilo dans la chambre, alors il fait une chaleur à crever quand on rentre. De plus on est bouffé par les moustiques car ils les élèvent ici. Dans toutes les rues les égouts sont à ciel ouvert, alors devinez ?
Photographie du voyage
Carnet de route